Louer mon bien en location saisonnière, est-ce possible ?
Mettre un bien en location saisonnière en 2026 ne s'improvise plus, car la réglementation s'est considérablement durcie (notamment avec la "loi Airbnb" de fin 2024).
Voici la check-list des points critiques à vérifier avant de vous lancer :
L'engagement Maison Lérins : Vous accompagner et vérifier que vous êtes en conformité avec les lois.
Votre bien immobilier est-il réellement prêt à devenir une location saisonnière ? Si le marché du meublé de tourisme reste attractif en 2026, la liberté de louer est désormais strictement encadrée. Avant de poster votre annonce, découvrez le parcours complet des autorisations indispensables pour exercer votre activité en toute légalité et éviter des sanctions financières.
Check list des obligations
La Copropriété : Le premier barrage
Avant même d’aller en mairie, relisez votre règlement de copropriété.
La clause d’habitation bourgeoise : Si elle est « exclusive », la location courte durée est interdite. Si elle est « simple », c’est autorisé mais peut être contesté en cas de nuisances.
Nouvelle règle 2025 : La loi « Le Meur » permet aux copropriétés de faire inscrire l’interdiction des locations meublées avec une majorité à l’article 26 (75% des voix) contre une majorité absolue avant 2025.
La Mairie : Déclaration et Changement d'Usage
Numéro d’enregistrement : Il est obligatoire partout en France. Sans ce numéro à 13 chiffres sur votre annonce, vous risquez 5 000 € d’amende.
Changement d’usage : Dans les grandes villes (ou zones tendues), transformer un logement en meublé de tourisme nécessite une autorisation de la mairie. Certaines communes imposent même une compensation (devoir transformer un bureau en logement ailleurs pour compenser la perte de surface habitable).
Règle des 120 jours : S’il s’agit de votre résidence principale, vous ne pouvez pas louer plus de 120 jours par an (certaines mairies abaissent ce seuil à 90 jours en 2026).
Les Normes de Décence et Sécurité
Le DPE (Diagnostic de Performance Énergétique) : Attention, la loi a changé ! En zone tendue, vous ne pouvez plus mettre un bien en location saisonnière s’il est classé G. Les passoires thermiques sont progressivement exclues du marché touristique comme du locatif classique.
Surface minimale : Le logement doit faire au moins 9 m² (avec une hauteur sous plafond de 2,20 m) ou un volume de 20 m³.
Sécurité Incendie : Un Détecteur Avertisseur Autonome de Fumée (DAAF) est obligatoire. Un extincteur et une couverture anti-feu sont vivement recommandés (et obligatoires si vous accueillez plus de 15 personnes, car vous passez en régime ERP).
L'aspect Fiscal et Assurances
SIRET : Vous devez déclarer votre début d’activité sur le guichet unique de l’INPI dans les 15 jours suivant la mise en location.
Assurance « PNO » (Propriétaire Non-Occupant) : Vérifiez que votre contrat inclut bien une clause « recours des locataires » et qu’il couvre spécifiquement la location saisonnière.
Taxe de séjour : Si vous louez en direct (sans passer par Airbnb/Booking qui la collectent pour vous), c’est à vous de la déclarer et de la reverser à la commune.